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  • De ces cinquante marches, je ne sais même pas si je suis en haut ou en bas, mais dans les deux cas j'ai la peur du vide, cest si loin en si peu.

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Dimanche 1 janvier 2012 7 01 /01 /Jan /2012 11:38

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En hommage aux rues désertes, aux mélodies du silence

Sans nous, malgré moi et vous
Malgré tout
Au gré du temps. Ils avouent
Reconnaître leur source,
Des saumons en retraite, un ours,
Et ces eaux douces
En ces figures de Lissajous
Au néant de mes courses
Et, qu’ici tout se joue.

Il admet battre la mesure
À l’insu de mes silences,
Amarré en apparence
Mais en chimère d’usure,
En roseaux veules et denses
Obstruant mes futurs.
Saignantes mes blessures
Au constat des carences.

Sans cœur, que des leurres,
Il épèle ces poussières,
Elles s’amoncellent en douceur
Au rythme des ses prières.
Dans un éclair de lueur,
Secoue et oblitère
Un visage en sueur
Epicé de toutes peurs.
Sans raison il désaltère
Mes souhaits de rêveur.

N’est-il pas temps ? Plus peut-être ?
De chaparder le dieu des temps,
Au pis-aller Calliope des ancêtres
Et Clio en élixir pour rimer et renaître
D’un si lointains-restés, tambour battant
Et cornemuse en fanfare vrillant
Des ouïes borgnes, sans nul paraître
Arrogant, mais fécond et vaillant.

Le soleil fait des jours enjoués.
Le soleil fait des nuits dévouées.
Et moi je ne fais que, les, compter
Les conter, pour une mémoire calottée.

        

                                       Juba rachid

Par Jubarachid - Publié dans : Poesie - Communauté : Pensées d'ailleurs
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Vendredi 24 avril 2009 5 24 /04 /Avr /2009 19:24
Mélancolie. Que de douleurs !
*
Perdue dans la tempête du divin
Acte d'une note dans une langue frêle
Achève la femme et fait naître l'écrivain
Qui dénote le drame d'un excès de zèle
Déferle de ses plis des clips temporels
Lancinants cris aux extrêmes de l'humain
Démêle au présent un futur qui rappelle
Au soin d'une raison d'un passé hautain
La marée des temps chamboule au pluriel
Les lecteurs fans et celle qui épèlle
L'horreur abhorre mes vers et ovule d'une corbelle
*
Le pas fuit le pas dans l'implacable course
La main serre le poing pour dénouer l'antre
Le noeud d'un volcan qui en sera la source
La nuit s'éternise à tarer ces ressources
Dans l'espoir du jour colmatant le centre
Et finir ces larves, ces douleurs au ventre
*
Le visage fade, le regard froid
Tente l'escapade l'âme aux abois

Juba
Par Juba - Publié dans : Poesie
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Samedi 30 août 2008 6 30 /08 /Août /2008 21:15

Odyssée sans apocalypse

 

***

Ose m'épier d'une serrure....
Ce fut un jour de grande pluie....
Un ciel sombre comme mon cœur....
Point de chiens errants ni ces chats qui me fuient....
Trempé de mes peurs....
Cafardé dans ma nuit....
Qu'en l'ironie de mes sourires que ton regard effleure....
Un passé frais de rêveur....
Dans un présent démuni....
Défile l'attente dans mes heures....
De ce chagrin impuni....
..*** ..
Ose encore....
Quand, dans mes pas en pendule....
Dans cette chambre défaite....
Que ton ombre circule....
Et de ce flirt d'amourette....
Des conséquences déambulent....
Aux frissons d'un recul....
Les contours d'une silhouette....
Battant des ailes en libellule....
Succombe au charme, muette....
Nie l'accord....
.. ***..
Ose ce soir....
Ose m'appeler au téléphone....
Ose user de sanglots....
Pour me dire j'abandonne....
Ose tanguer dans tes mots....
Et que dans ta voix raisonne....
Cette chanson d'Adamo....
Que tes doux soupirs fredonnent....
En écho à mes maux ....
Et qu'en amoureux je pardonne....
Nie ta gloire ....
.. ***..
Ose toujours....
Ose toujours rire aux éclats....
Et finir si vite blottie....
Au creux d'un cœur trop las....
Muant de pauvre en nanti....
Et toi, d'une fille ! D'une innocence !....
En femme reine où une décence....
Impose le rythme du ballet....
En ténor ! Sous les yeux d'un valet....
Qui s'offre le plaisir d'une danse....
Rêvée l'unique fois dans tous les sens....
Pour quand le retour ? ....
..*** ..
Ose comme le temps....
Vivre mes jours, bercer mes nuits....
Faire le printemps dans mes ennuis....
Faire de l'hiver tous ces bons vers....
Au coin d'un âtre où tout prospère....
Les flammes d'un feu jalousent à tort....
Les lèvres suaves et les courbes d'un corps....
Faire de l'automne qui s'abandonne....
Aux jeux de cartes pour une redonne....
Quand tes atours se laissent aller....
Où la douceur s'est exilée....
Où la vie s'acharne ferme....
Offre une toile menée à terme....
Dans un bourgeon qui explose....
Balayant ces temps moroses....
Une rose ! Est-ce le printemps ?....
Et tout l’été en apothéose !....
.. ***..
Ose un jour....
Ose un jour revenir et faire d'hier un refrain....
Où mon monde délire d'être élu parrain....
À lancer ce navire explorant mes lointains....
Pour seul vivre un destin....
Ignoré par innocence....
Pour seul souffle l'instinct....
Hérité d'une enfance....
Serions-nous divins ?....
Et procréer l'existence ....
Existes-tu ... ?....
..*** ..
Existeras-tu dans ce regard marin....
Dans ces plages désertes abritant le silence....
Au large de ces mers qui envoûtent mes romances....
Que ma proue fend quand mes rames s'élancent....
Abandonnant une rive pour un azur incertain....
Un horizon irréel et le défi immense....
A tous deux se mêle un regard hautain....
Certain ! De n'arrêter l'errance ....
L'oiseau bleu vivant et un cœur comme écrin....
Certain que mes sourires n'offensent....
Dans ce souffle sans fin....
..*** ..
Existeras-tu dans ce regard stellaire ?....
Condamné vivre en mouvement....
Pour un équilibre hors pair....
En orbite par dévouement....
Où tout gravite et allant vers....
Un infini sans dénouement....
Et  ces certitudes d'Albert....
Accentuent l'engouement....
Quand, ailleurs, des chasseurs de lumière....
Admirent, patients, le déroulement....
D'une naissance austère,....
Ou l'éveil de la belle au bois dormant.....
..*** ..
C'était toi je me souviens si bien....
T'avoir croisé dans l'abécédaire ....
De ce peu de choses et mine de rien....
Dans mes petits pas imitant ceux du père....
Dans les yeux doux d'une mère....
Que je surprenais souvent en ange gardien....
Qui étais-tu parmi les miens ?....
.. ***..
Qu’étais tu si non ce rien de rien....
Ailleurs en mômes de la cloche....
Roulé si haut roulé si loin roulé si bien ....
Ou en gavroche....
..*** ..
Serais-tu ce secret furtif de la nuit ? ....
Qui surplombe royalement les milles....
Ce voyage nocturne des rêves juvéniles....
En chaîne se déchaînent et cette mort qui fuit....
Sans soucis point indécis et d’un pas habile....
Qu’une cheraz majestueusement construit....
Et altère ce roi tyran en enfant docile....
Quant à ses vassaux, chaque matin, émus et éblouis....
..*** ..
seras-tu cette lettre  qui n’arrivera jamais?....
Faute d’une nova aveuglante à voir....
Que seul un cœur clamait....
Cette page froissée rédigée un soir....
Que l’unique femme rêve recevoir....
Que le feu de mes hivers disperse en fumée....
Ce manuscrit timide adressé nulle part....
.. ***..
Seras tu ces mots qu’aucun souffle ne prononce,....
De crainte que ce monde n’y soit englouti,....
Qu’aucune lettre ne compose ni de lèvres qui dénoncent....
Fusse le Zahir en guide ou ce Rumi de muphti....
Dans un regard vide qu’un vague à l’âme étourdi....
Je suis né avide, libre ou soumis ? Je reste sans réponse....
Le sang des veines s’évide et le cœur engourdi....
Cupide aux lumières, vis mes peurs des carences....

L’espoir qui erre est exquis....

Chamboule mon âme paisible....
Né de mes rêves non conquis....

..***..

Juba (à suivre )

Par Juba - Publié dans : Poesie
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Mardi 23 octobre 2007 2 23 /10 /Oct /2007 17:47

Le chant du cygne

Selon vous et par ce qui va suivre,
Suis-je ce sage d'hier ? Dites le moi ce soir,
Dites le moi vivant, je veux crier gloire.
Aux prés des dieux, j'entends revivre.
Je serai heureux dans ce linceul, dans ce couloir.
Faites moi ces honneurs, exaucez l'espoir.
Point attristé de quitter l'éloge, plus ivre. 
***
Une fable du nord sur des lèvres berbères.
Dans leur c--ur, dans leurs contes d'hier.
De ces zouina,  de ces louiza,  à ces soirées d'hiver.
Longues et froides, un creux, une faim et des prières.
***
Une datte témoigne un jour à cette barre,
Qu'elle fût sollicitée par le pauvre ne se laisse choir
Qu'à l'agonie lente sous les yeux du vieillard,
Qu'aucune avant elle ne l'eut accompagné en ses lares.
Le roi épris, à ses sujets ordonne et déclare,
Qu'au- dessus de sa tombe lui percher un dard.
En venir à bout de ce désir un peu tard.
Je revois là l'amertume de rousseau , de son char.
***
Subtil, je fonds en mes amonts, mes déboires.
Occire le génie qui perturbe une mémoire.
Couronner des plis même blasphématoires.
Ruminer des dogmes et prêcher l'aléatoire.
Arrêtons de conjuguer le présent, élite d'un futur.
Ternir le passé sujet d'une conjoncture.
Éternisons le sens de mon dernier vers.
Jugeons-nous le moment à travers l'histoire.
***
Juba

Par Juba - Publié dans : Poesie
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Mardi 23 octobre 2007 2 23 /10 /Oct /2007 17:00

Le souffle

 

 
Un souffle qui réveille.
Chaud, tel ce matin d'été.
Une caresse qui éveille
Et dégage de tendres piétés.
Certitude d'intrus entêté,
Car l'autre sommeille.
 
Est-ce moi, est-ce un rêve ?
Je parle à ce miroir.
Je m'y rends à une trêve.
Et de son bonjour à mes soirs,
Il aspire toutes mes sèves.
Me débats avant de choir,
Avant de penser,
Avant de subir son regard
Et me loger dans ses bras.
Je garde mes distances,
J'ai peur de le perdre et m'égarer à ses trousses.
J'ai peur de le garder et en faire un malheureux.
Je m'obstine à onduler dans ces vallées et brousses,
Brasser des océans à fuir le véreux.
 
Je m'oublie dans ses bras et me cherche ailleurs.
Je tente l'escapade pour me loger en lui.
Un tourbillon m'emporte et prône le meilleur.
Des regrets surgissent m'imposant l'étui.
M'imposant l'enclos tout près du séducteur.
Jument aux oeillères ou galop vers l'oubli ?
 
Je me sens fatigué à consumer ces plaisirs,
A bousculer mes jours et vivre mes nuits.
Des jours, où le soleil brille pour me faire sentir
Ce grouillement de vie et mon attachement réduit.
Contraintes sages à m'y faire et de s'en vêtir
De ce manteau, longuement porté sans être séduit.
Sans être moi-même que rien d'autre n'attire
Que ce sourire saint, de cette perle qui luit.
J'y suis tout près, je tremble à en pâlir.
Je reste l'esclave, l'offrande de ses désirs.
 
Juba
Par Juba - Publié dans : Poesie - Communauté : Parlons d'amour
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Interrogation

hippocratemml.gif

Hippocrate 
Medecin grec 460  avant J-C

Né d'une famille vouée au culte d'Asclépios, le dieu grec de la médecine, Hippocrate apprend la médecine sacerdotale et l'anatomie auprès de son père, Héraclide. Puis il quitte son île natale et commence un périple qui le mène en Thrace, en Tessalie et en Macédoine. Devenu médecin itinérant, il acquiert une solide réputation en tant que praticien. Il regagne alors Cos et fonde son école vers l'an 420 av. J.-C. Plus tard, il montera une nouvelle école en Tessalie où il mourra vers 370 av. J.-C.


Serment d'Hippocrate

Traduction de Littré.
"Je jure par Apollon médecin, par Esculape, Hygie et Panacée, par tous les dieux et toutes les déesses, et je les prends à témoin que, dans la mesure de mes forces et de mes connaissances, je respecterai le serment et l'engagement écrit suivant :
Mon Maître en médecine, je le mettrai au même rang que mes parents. Je partagerai mon avoir avec lui, et s'il le faut je pourvoirai à ses besoins. Je considérerai ses enfants comme mes frères et s'ils veulent étudier la médecine, je la leur enseignerai sans salaire ni engagement. Je transmettrai les préceptes, les explications et les autre parties de l'enseignement à mes enfants, à ceux de mon Maître, aux élèves inscrits et ayant prêtés serment suivant la loi médicale, mais à nul autre.
Dans toute la mesure de mes forces et de mes connaissances, je conseillerai aux malades le régime de vie capable de les soulager et j'écarterai d'eux tout ce qui peut leur être contraire ou nuisible. Jamais je ne remettrai du poison, même si on me le demande, et je ne conseillerai pas d'y recourir. Je ne remettrai pas d'ovules abortifs aux femmes.
Je passerai ma vie et j'exercerai mon art dans la pureté et le respect des lois Je ne taillerai pas les calculeux, mais laisserai cette opération aux praticiens qui s'en occupent. Dans toute maison où je serai appelé, je n'entrerai que pour le bien des malades. Je m'interdirai d'être volontairement une cause de tort ou de corruption, ainsi que tout entreprise voluptueuse à l'égard des femmes ou des hommes, libres ou esclaves. Tout ce que je verrai ou entendrai autour de moi, dans l'exercice de mon art ou hors de mon ministère, et qui ne devra pas être divulgué, je le tairai et le considérerai comme un secret.
Si je respecte mon serment sans jamais l'enfreindre, puissè-je jouir de la vie et de ma profession, et être honoré à jamais parmi les hommes. Mais si je viole et deviens parjure, qu'un sort contraire m'arrive! "

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